Sexualité masculine: L'heure de vérité

 

  1. Sexualite masculine- Lheure de verite

 

La sexualité des hommes reste encore pour beaucoup d’entre nous un grand mystère. Certaines questions pas toujours faciles à poser à notre homme restent sans réponse. Zoom sur 35 questions que se posent les femmes.

 

 

 

1. Les hommes ont-ils des besoins sexuels plus importants que les femmes ?

Pas spécialement. Il y a des femmes qui ont plus de besoins que certains hommes et inversement. Tout est possible, il n’y a absolument pas de normes pour ce sujet. Tout dépend du moment et des périodes. Ce que l’on peut par contre dire, c’est que plus on est jeune et plus on est actif, et ce, quel que soit le sexe de la personne. Après, les besoins et le désir varient en fonction de l’environnement psychologique et physiologique.
 

2. À partir de quel âge les performances de l’homme diminuent-elles réellement ?

La baisse des hormones (testostérones) diminue aux alentours de 40 ans chez l’homme mais les vraies répercutions ne sont visibles qu’à partir de la cinquantaine. L’appétit sexuel et l’envie peuvent diminuer. Mais il peut très bien aussi y avoir baisse du taux des hormones sans modification de l’envie.
 

3. Jusqu’à quel âge peut-il faire l’amour ?

En l’absence de problèmes majeurs, un homme peut faire l’amour jusqu’à la fin de sa vie.
 

4. La taille du sexe diminue-t-elle en vieillissant ? 

À priori non, sauf si l’on cesse toute activité sexuelle. La fonction crée l’organe, et cela est vrai dans le domaine sexuel. Plus la fonction sexuelle est sollicitée, plus l’organe est élastique. À contrario, une longue abstinence peut entraîner une rétraction. Mais celle-ci ne sera que passagère si la fonction sexuelle est relancée.
 
 

5. Le démon de midi concerne-t-il tous les hommes ?

Non, tous les hommes ne sont pas concernés par le démon de midi, ce phénomène qui fait qu’ils ont besoin d’aller voir ailleurs, et un ailleurs beaucoup plus jeune qu’eux. Par contre, ce que l’on peut dire, c’est qu’il touche les hommes aux alentours de 40 ans, juste avant l’andropause. Et d’ailleurs, ce que l’on remarque souvent, c’est que ce sont ceux qui sont très touchés par l’andropause qui ont connu le démon de midi. Comme si l’appétit sexuel augmentait très fortement avant de baisser avec la même intensité.
  
 

6. Les hommes ont-ils une « ménopause » ?

Autour de la cinquantaine, certains hommes connaissent des modifications hormonales : le taux de testostérones dans le sang baisse. On appelle ce phénomène l’andropause. Mais cela est différent de la ménopause dans le sens où, chez la femme, il y a disparition totale des hormones. Et même en subissant l’andropause, un homme peut toujours faire des enfants.
 
 
 

7. L’andropause a-t-elle des effets sur leur sexualité ?

Tout à fait. En fait, l’andropause a trois caractéristiques. La première ressemble beaucoup aux symptômes de la ménopause : fatigabilité, insomnies, anxiété et même bouffées de chaleur. La deuxième est d’ordre sexuel avec une diminution du désir qui entraîne des problèmes d’érection. Quant à la troisième, elle est biologique, avec la baisse des testostérones dans le sang.
 
  

8. Quelle est la différence entre impuissance et stérilité ?

L’impuissance se définit comme l’impossibilité d’avoir une érection. La stérilité est l’incapacité de concevoir un enfant. Elle peut être due à une aspermie (absence de sperme), à une azoospermie (absence de spermatozoïdes), ou encore à des anomalies de la mobilité des spermatozoïdes ou du pourcentage de spermatozoïdes (plus de 60 %) ayant une forme atypique. Impuissance et infertilité n’ont donc rien à voir l’une avec l’autre. Il est tout à fait possible d’être impuissant et fertile. L’impuissance se situe au niveau du cerveau ou de la verge, alors que la stérilité vient des testicules.
 
  

9. Pourquoi les hommes ont-ils des érections spontanées ?

Le cerveau inhibe l’érection. Quand l’homme dort, son cerveau n’a plus le contrôle. Qui plus est, les érections spontanées ont lieu quand le taux de testostérones est élevé et quand l’homme est très détendu (la nuit et le matin notamment). Elles sont alors indépendantes de l’excitation et n’ont non plus rien à voir avec le fait que la vessie soit pleine.

Quand un homme est impuissant et qu’il a des érections nocturnes ou matinales, cela prouve que la mécanique marche bien et que son problème est psychologique. Par contre, s’il n’a pas d’érections spontanées, cela ne prouve pas que son impuissance n’est pas psychologique.

 

10. Quelles sont leurs zones érogènes ?

Les principales zones érogènes sont situées autour du pénis. Mais tout le corps, et pas seulement le sexe, est érogène. Cela s’étend des cinq sens à la peau. Si la femme le sensibilise à d’autres zones, l’homme verra sa surface érogène s’étendre.
 
 

11. Le plaisir de la femme est-il proportionnel à la taille du sexe de l’homme ? 

Cela n’a rien à voir. La taille du pénis ne fait pas la qualité du rapport. C’est la façon dont on s’en sert qui est importante. Qui plus est, la plupart des pénis sont « normaux » (12 à 16 cm en érection), même si beaucoup estiment la taille de leur verge insuffisante.
 
 

12 - Un homme peut-il avoir des orgasmes successifs ?

Pour chaque éjaculation, un homme n’a qu’un seul orgasme. Par contre, il peut avoir plusieurs érections et éjaculation successives, après avoir franchi la période réfractaire qui augmente avec l’âge. Elle peut aller de quelques minutes à quelques jours. Avec le temps, la répétition devient donc plus aléatoire. Aussi l’homme a intérêt, pour son plaisir et celui de sa partenaire, à bien gérer la durée de son érection plutôt qu’à vouloir multiplier les éjaculations.
 

13- L’éjaculation est-elle toujours synonyme d’orgasme ?

Les deux mécanismes sont souvent associés mais pourtant distincts. On sait que l’orgasme vient quelques fractions de secondes avant l’éjaculation. Il y a donc des hommes qui ont du plaisir et pas d’émission de sperme (orgasme sec). D’autres peuvent éjaculer et ne pas avoir de plaisir (lors des pollutions nocturnes par exemple). L’éjaculation avec un orgasme atténué se révèle d’ailleurs très frustrant.
 
 

14. Le volume de l’éjaculation est-il proportionnel au plaisir ressenti ? 

Non. Le volume de sperme dépend de l’état psychologique de la personne. Quand l’homme est inquiet, angoissé ou déprimé, le volume de sperme qu’il va produire va diminuer. Quand il sera bien dans sa peau, ce même volume va augmenter. Le volume dépend aussi de la fréquence des éjaculations. Plus elles sont rapprochées, plus le volume et réduit. Mais cela n’a rien à voir avec le plaisir ressenti lors du rapport.
 
  

15. Est-ce qu’il leur arrive à eux aussi de simuler ? 

Oui, s’ils ne peuvent, de fait, stimuler une érection, rien ne les empêche de feindre l’orgasme. Ils manifestent alors exagérément leur plaisir lorsqu’ils constatent que cela augmente l’excitation de leur partenaire.
 

16. La circoncision a-t-elle un impact sur le plaisir masculin ?

La circoncision n’a aucun impact, ni positif, ni négatif. Lors de l’érection, le gland est forcément décalotté. Il est toujours nu, circoncisé ou non. Ce n’est pas la circoncision (ou la non-circoncision) qui fait que l’homme a du plaisir ou non. C’est l’éducation et l’apprentissage que le jeune a fait de la découverte de son corps qui renforcent le plaisir.
 
 

17. Un homme en couple se masturbe-t-il ? Si oui, pourquoi ?

Cela arrive, et ce n’est ni normal, ni anormal. Et les hommes ne se masturbent pas parce qu’ils sont insatisfaits sexuellement. Quelque part, c’est une façon de se rassurer. Seul, il n’a rien à prouver à personne, il peut se laisser aller au plaisir sans contrainte. La masturbation peut aussi correspondre à un moment que se réserve l’homme pour faire fonctionner son imaginaire et faire vivre ses fantasmes sans aucune entrave.
 
 

18. Idéalement, combien de fois un homme doit-il faire l’amour par mois ?

À chaque individu et à chaque couple de gérer ses besoins. Certains ont besoin de trois rapports par jour comme d’autre d’un par mois pour être satisfaits. Ce qui importe, c’est de ne pas se sentir frustré. Or, la frustration vient davantage de la médiocrité d’une relation sexuelle que d’une bonne ou mauvaise fréquence. Ce que les hommes acceptent moins bien, c’est une baisse du nombre de rapports qui est vécue comme un désinvestissement de la partenaire.
 
 

19. Les hommes ont-ils besoin d’être rassurés sur leurs performances ? 

Tous les hommes ont cette hantise de ne pas être à la hauteur. Ils font reposer toutes leurs craintes et leurs doutes sur leur capacité érectile. À force de trop se regarder, ils finissent par se bloquer. C’est à leur partenaire de les rassurer et de leur dire que tout va bien pour qu’ils n’appréhendent pas de ne pas être à la hauteur.
 
 

20. Est-ce normal qu’ils s’endorment après l’amour ?

Sur un plan physiologique, oui. Contrairement à l’orgasme de la femme qui augmente en long crescendo puis décroît sur le même mode, l’orgasme de l’homme retombe brutalement. L’orgasme libère des endorphines, molécules euphorisantes et relaxantes qui poussent à l’endormissement. Le sommeil est donc naturel.
 

21. Les hommes sont-ils plus curieux sur le plan sexuel que les femmes ?

Pas vraiment. Les hommes sont avant tout préoccupés par leur mécanique et par la peur qu’elle vienne à ne plus, ou pas bien marcher. L’important, c’est qu’il y ait érection. Mais par contre, ce qui est vrai, c’est que beaucoup d’hommes disent dissocier désir et sentiments. Ce qui les pousse naturellement vers la découverte d’autres pratiques, d’expérimentations.
 

22. Les aphrodisiaques naturels sont-ils efficaces ?

Non, les aphrodisiaques naturels n’existent pas. Le seul vrai aphrodisiaque qui existe, c’est un bon moral. Pour le reste, inutile de s’acharner sur le gingembre, les huîtres, le homard, les crevettes royales ou toutes les poudres de perlimpinpin… Il n’y a que le porte-monnaie qui y verra un effet immédiat.
 

23. La parole peut-elle être pour l’homme un stimulant érotique ? 

Le plus souvent, elle est essentielle et plus encore quand l’homme a dépassé 50 ans. La parole est un vecteur important de fantasmes, si l’homme ne se sent pas inhibé. De nombreuses femmes sont gênées par l’irruption d’une parole érotique dans la relation sexuelle. Pourtant, elle n’est pas toujours à caractère pornographique et peut stimuler les deux partenaires à condition que la relation affective et la communication intime soient bonnes. Attention aussi : si la parole peut être source d’excitation, mal placée elle peut complètement casser le désir de l’homme.
 
  

24. Une femme entreprenante sexuellement est-elle inhibante ou excitante ? 

Elle peut être les deux. Tout dépend comment elle manifeste ses envies. Si son désir ne s’apparente pas à un défi sur fond de rapport de force, l’homme sera excité. Mais si son désir s’exprime de façon agressive, l’excitation de l’homme risque vite de s’éteindre par peur de l’échec.
 
  

25. Le sentiment amoureux décuple-t-il le plaisir de l’homme ?

Quand l’homme est amoureux, le plaisir est beaucoup plus important. L’homme est plus naturel. Il n’y a plus d’inquiétude quand il y a de l’amour qui englobe le désir physique. Mais il arrive que ce sentiment amoureux, trop idéalisé, soit inhibant pour l’homme et qu’il en vienne à séparer l’amour du sexe.
 

 

26. À quel moment parle-t-on d’éjaculation précoce ? 

Il y a éjaculation précoce quand l’éjaculation survient avant la pénétration ou juste au moment de la pénétration. Mais on peut aussi parler de précocité quand l’éjaculation arrive trop tôt pour les deux partenaires. L’homme se plaint alors de ne pas, ou de mal maîtriser le moment de l’éjaculation. En général, il est inutile de s’alarmer si ce petit dysfonctionnement se produit au cours des premiers rapports.
 
  

27. L’éjaculation prématurée se guérit-elle facilement ?

Facilement, pas toujours, mais elle se guérit. En fait, la difficulté réside dans l’origine du problème, qui est presque toujours psychologique. Il existe alors plusieurs traitements, à commencer par la prescription d’antidépresseurs qui peuvent retarder l’éjaculation. Il y a aussi les injections intra-caverneuses (sur le côté latéral du sexe) qui, après l’éjaculation, permet au sexe de rester en érection. Puis il y a la rééducation pelvi-périnéale qui, en 10 séances, doit apprendre au patient à contrôler son éjaculation. Mais en fait, c’est souvent tout le comportement de la personne qui est parfois à revoir. Généralement, les éjaculateurs précoces sont des hommes pressés dans tout : ils mangent vite, marchent vite, parlent vite… Ils sont trop rapides en tout. Un travail avec un psychothérapeute est parfois bénéfique.
 
  

28. L’homme peut-il avoir des douleurs génitales lors de rapports sexuels ?

Au moment de l’érection peut apparaître une zone dure à l’intérieur du sexe, responsable d’une coudure de la verge. C’est ce que l’on appelle la maladie dite de la Peyronie. Il peut aussi s’agir d’une fracture de la verge qui nécessite alors une opération. Quand la douleur se produit lors de l’éjaculation, ce peut être une prostatite (infection de la prostate) ou une inflammation. L’homme peut aussi ressentir des uretrocystalgies (douleurs le long du canal de l’urètre). La souffrance est quelquefois due à une infection, mais peut également être causée par un problème neurologique ou psychologique. Pour les mêmes raisons, certains hommes éprouvent de douleurs testiculaires. Quant à ceux qui ont mal dans le bas-ventre, c’est généralement lié à un problème intestinal.
 

 

29. Le stress rend-il impuissant ?

Le stress est la principale cause d’impuissance chez l’homme. Le stress génère l’échec et cet échec est lui-même générateur de stress. L’homme peut alors se trouver dans une spirale négative. Sa tendance à se focaliser sur sa perte d’érection lui fait craindre un dysfonctionnement, et peut même générer une angoisse existentielle. Aujourd’hui 90 % des troubles de l’érection ont des solutions psychologiques ou médicales. Très souvent, le fait même de trouver un bon fonctionnement érectile plusieurs fois de suite redonne à l’homme une plus grande confiance en lui. Cela lui permet alors de restaurer l’image qu’il a de lui-même et de diminuer d’autant son stress.
 
 

30. Assister à l’accouchement de sa femme peut-il bloquer sa sexualité ?

La plupart du temps, non. Mais s’il existe un traumatisme, il vaut bien mieux que l’homme puisse en parler afin d’extirper ce mal-être. Quoi qu’il en soit, la meilleure place pour les futurs papas présents à l’accouchement se trouve auprès de leur femme, le regard tourné vers son visage. Autre conseil : la décision d’être présent ou non se prend de préférence le jour même de la naissance, en fonction de ce que l’on ressent à ce moment-là.
 
 

31. Un soudain problème d’érection est-il forcément dû à une baisse de désir ?

Non, c’est même rarement le cas. Et il est très important de le souligner, car ce malentendu peut être la source d’une mésentente profonde dans le couple, la femme s’imaginant, à tort, que son partenaire n’éprouve plus aucun désir pour elle. La perte ponctuelle d’érection est généralement due au stress. En revanche, les pannes répétitives peuvent finir par éteindre le désir de l’homme qui préfère éviter de se mettre dans une situation d’échec.
 
 

32. L’érection est-elle systématiquement liée au désir ?

Pas obligatoirement. Les érections nocturnes et matinales en sont la preuve. Elles sont spontanées ou réflexes. Toutefois, le fait de constater une érection spontanée peut provoquer une montée de désir.
 
 

33. Y a-t-il des hommes qui n’ont pas de désir du tout ?

Oui, mais c’est rare. Ces hommes considèrent la sexualité comme la dernière de leurs préoccupations. On les appelle les « hyporéactifs sexuels ». Plusieurs causes peuvent être à l’origine de cette absence de désir : troubles psychiques, toxicomanie, réactions négatives après un traumatisme, impuissance installée depuis des années et non traitée, etc.
 
 

34. L’homme doit-il systématiquement se traiter lorsque sa partenaire a une MST ?

Obligatoirement. Il doit d’abord faire des analyses. Le virus peut être dû à une infection ancienne. Il peut dormir et se réveiller des années après, mais si la femme a été contaminée, son partenaire doit se soigner pour qu’il ne la recontamine pas après qu’elle ait été traitée. En cas de mycose unique et ponctuelle, et si l’homme n’a rien, il peut échapper à un traitement. Mais en cas de mycose récidivante et répétitive, il doit se traiter pour ne pas recontaminer sa partenaire.
 
 

35. Y a-t-il un rapport entre prostate et sexualité? 

Non. La prostate n’intervient pas dans le mécanisme de la sexualité. En fait, c’est le traitement de la prostate qui entraîne des problèmes sexuels. Les médicaments prescrits engendrent une baisse du désir et des problèmes d’érection. Quant à l’ablation de la prostate, en cas de cancer, il arrive que, lors de l’opération, les nerfs de l’érection soient touchés, ce qui entraîne alors des dysfonctionnements.

La marocaine
 

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